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En Français
Originally, from Southern Ontario, I refocused my formal training
in printmaking towards textiles in the early 90's. The choice to
use patchwork techniques and embroidery as predominate mark-making
practice is mindful of a tradition of quilting and sewing in my
own heritage.
The simple stitch used extensively on the cloth surface reflects
the broader culture of textiles in which the running stitch is universally
employed. The sophistication of design and formal invention found
in woven Kuba cloth or the embroidered textiles from Aomori, Japan
is not diminished by practical function. Even though I do not understand
the regional symbolic content, I share the process of labour. Commercial
fabric is reworked, remanipulated and distressed brings attention
to the cloth itself. In essence, if the cloth is the text, the stitching
is the physical script in which it is written, no matter what the
language.
A recurring theme in my work is the construction of emotional boundaries
either from external forces or from within ourselves. The use of
dogs as a repeated motif draws attention to North American society's
need to anthropomorphize other species. By attributing human emotions
to the actions and responses of animals, we attempt to diminish
the differences between the two species.
I return to drawing periodically for the sheer pleasure of creating
marks through intuitive techniques unlike the process of slowly
and painstakingly stitching on the cloth.
Je suis originaire du sud de l’Ontario. Au début des
années 1990, j’ai réorienté ma formation
en gravure vers le travail sur les textiles. J’ai choisi d’utiliser
principalement des techniques de patchwork et de broderie pour le
marquage, en écho à la tradition de fabrication de
couvertures piquées et de couture dans ma propre famille.
Le point simple que j’utilise beaucoup sur la surface du
tissu est le reflet de la culture plus générale des
textiles, où le point devant est employé de façon
universelle. Le raffinement du dessin et l’originalité
formelle des étoffes tissées des Kuba ou des textiles
brodés d’Aomori, au Japon, ne sont pas diminués
par la fonction pratique des objets. Même si je ne comprends
pas le contenu symbolique des œuvres de ces régions,
j’ai la même approche dans mon travail. Je retravaille
les tissus commerciaux, en les manipulant et en les vieillissant,
de façon à attirer l’attention sur l’étoffe
elle-même. Fondamentalement, si l’étoffe est
le texte, le travail à l’aiguille est l’écriture
physique de ce texte, quelle qu’en soit la langue.
L’un des thèmes recurrents dans mon travail est la
construction de frontières affectives, que ce soit à
partir de forces externes ou en puisant à l’intérieur
de soi. Le motif du chien qui revient dans mon travail attire notre
attention sur le besoin d’anthropomorphisme qui caractérise
la société nord-américaine vis-à-vis
des autres espèces animales. En attribuant des émotions
humaines aux actes et aux réactions des animaux, nous cherchons
à réduire les différences entre nos espèces.
Je reviens périodiquement au dessin, pour le simple plaisir
de créer des marques à l’aide de techniques
intuitives, par opposition au processus lent et pénible du
travail à l’aiguille sur l’étoffe.
Bonnie Baker
45 Church Street
P0 Box 538
Annapolis Royal, Nova Scotia
B0S 1A0
902 532 0829

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